Les ingénieurs du Ford Innovation and Research Center de Palo Alto en Californie collaborent sur un projet qui pourrait fournir de nouvelles perspectives sur la mobilité urbaine.

 

« La mission initiale de Henry Ford était d'aider les gens à se déplacer. C'est notre mission fondamentale, mais nous examinons aujourd'hui ce que signifie la mobilité de façon plus large. »

 

Jamel Seagraves

Ingénieur de recherche avancée, Ford Motor Company

 

Partout dans le monde, le rêve de la vie en ville active les gens et les idées. Des nouvelles métropoles mondiales émergentes aux centres régionaux revitalisés, les villes sont devenues des laboratoires vivants où de nouvelles possibilités de vie, de travail et de jeu prennent naissance. Mais même si les technologies numériques permettent des connexions presque instantanées entre les habitants des villes, les infrastructures conçues pour les déplacer du point A au point B, comme les routes et les réseaux de transport public, arrivent mal à répondre à la demande.

 

Pour faire face à ces défis, les citadins et les planificateurs considèrent de plus en plus les véhicules automobiles comme étant la solution de transport. C’est certainement le cas dans la région en plein essor de la baie en Californie où une population grandissante de navetteurs technophiles de Silicon Valley à San Francisco tronquent le transport à quatre roues pour la puissance du vélo. Pour ces résidents à court d’espace, les vélos offrent une option attrayante à la routine quotidienne des bouchons de circulation. Toutefois, le transport à deux roues présente ses propres défis, tant pour les cyclistes que pour les automobilistes. La question est : les navetteurs en tous genres peuvent-ils apprendre à partager la route dans cette circulation de plus en plus encombrée?

 

Au Ford Innovation and Reserach Center de Palo Alto en Californie, un groupe d’ingénieurs collabore à un projet qui pourrait offrir des perspectives nouvelles sur la mobilité urbaine. Le projet Info Cycle regroupe une multitude de données sur la façon dont les cyclistes se faufilent dans les rues de la région de la baie afin de développer de nouvelles connaissances pour accroître la sécurité routière, réduire les embouteillages et atténuer les répercussions sur l’environnement. Et ils le font en permettant à différents navetteurs de participer à l’élaboration de ces solutions.

 

Au cœur du projet Info Cycle se trouve un système composé de deux parties : un appareil qui contient des capteurs pour recueillir des données d’un vélo et son environnement, et une application qui recueille et visualise les données. Pour relier ces deux éléments, l’équipe a utilisé OpenXC, une plateforme matérielle et logicielle libre lancée par Ford en 2013. OpenXC a été créée pour permettre aux développeurs de recueillir des données sur les véhicules, et le même concept a été repris pour Info Cycle. Le dispositif de capteurs télématiques est fixé au vélo et transmet les données par la technologie Bluetooth à un téléphone intelligent pour être analysées. Réduit à l’échelle, le projet comprendra des centaines de dispositifs de collecte de données auprès de cyclistes dans des zones géographiques définies pour créer une cartographie des conditions allant des fluctuations de la lumière ambiante et de la température aux vitesses moyennes jusqu’aux heures et lieux d’arrêts d’urgence les plus courants.

 

Pour Ford, les données se veulent une nouvelle façon de comprendre comment les vélos partagent la route avec les voitures et camions, et comment de nouveaux moyens de transport pourraient être utilisés pour répondre aux besoins visionnaires de la mobilité urbaine. Mais au-delà de cela, il s’agit d’un grand pas vers un avenir où les véhicules Ford participeront au milieu urbain de façons plus intelligentes et plus  sécuritaires.